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	<title>Envol &#187; J-P Richard Narcisse</title>
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	<description>Le Blog de J-P Richard Narcisse</description>
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		<title>Le règne de l’impunité d’Arnold Antonin</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Oct 2014 01:41:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un film à voir et à recommander 1. À ceux qui, par réflexe ou dans un but inavoué de justification, ont tendance à banaliser la papadocratie en ayant recours, à titre d&#8217;exemples, à des hauts faits particulièrement durs et sanglants &#8230; <a href="http://www.narcisseenvol.com/2014/10/le-regne-de-limpunite-darnold-antonin/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: left;"><a href="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2014/10/Impunite-photo-e1414195755477.jpg"><img class="alignleft wp-image-1696" src="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2014/10/Impunite-photo-210x300.jpg" alt="Impunite photo" width="146" height="208" /></a><span style="color: #000000;">Un film à voir et à recommander</span></h3>
<p style="text-align: left;">1. À ceux qui, par réflexe ou dans un but inavoué de justification, ont tendance à banaliser la papadocratie en ayant recours, à titre d&#8217;exemples, à des hauts faits particulièrement durs et sanglants puisés,malheureusement, eux aussi, dans une Histoire nationale, dirait Roumain, plutôt imbibée de sang:</p>
<p style="text-align: left;">Car, sans tomber dans le piège ou la naïveté de faire du crime politique aussi bien que de l’impunité appelée de tradition à le couvrir ou à l’absoudre chez nous, l’apanage exclusif de 29 ans de règne du duvaliérisme, le film ne s’attache pas moins à nous démontrer l’empreinte précise que leur a imprimée une papadocratie en rogne et débridée, et l’instrument innommable, mortifère qu’il en a strictement fait : une méthode terroriste et sans précédent de gouvernement.</p>
<p style="text-align: left;">En effet, dans une alternance d&#8217;un tempo délibérément vif, de séquences, appelée en toute vraisemblance à traduire à la fois le caractère collectif du drame et la libération forcément bruyante à l&#8217;oreille et discontinue d’une parole trop longtemps gardée à part soi ou refoulée, et sur un écran que viennent assaillir de temps à autre des images d’archives rigoureusement choisies pour leur   éloquente acuité, ne laissent de défiler sous nos yeux, les uns à la suite des autres, et dans un  entrecoupement hardi les uns des autres, victimes, parents de victimes aussi bien que témoins de certaines dates mémorables d&#8217;une époque à tout le moins brutale qualifiée de plomb. Et ce, pour nous apporter crûment leurs témoignages  quant à la signification respective de ces dates et ce qu’elles ne laissent, pour leur personne, de représenter, aujourd’hui encore, de hautement douloureux et traumatisant  :</p>
<p style="text-align: left;">C’est la répression terrible, meurtrière à laquelle a donné lieu la grève des étudiants (novembre 1960-mars 1961).</p>
<p style="text-align: left;">C’est le 26 avril 1963 suite à la tentative de kidnapping sur deux enfants de Papa Doc (Jean-Claude et Simone)</p>
<p style="text-align: left;">C’est le massacre de Thiotte-Belle-Anse suite au débarquement des guérilleros de Fred Baptiste (28 juin 1964). Suivi à Port-au-Prince de la disparition des familles Edeline, Duchatelier, Bajeux.</p>
<p style="text-align: left;">C’est le bain de sang à Jérémie suite au débarquement, au mois d’aout 1964, du groupe Jeune Haïti.</p>
<p style="text-align: left;">C’est Cazale et les représailles sanglantes s’abattant en toute vigueur, et en règle, sur des dizaines d’innocents, paysans pour la plupart, suite à une levée avortée de boucliers orchestrée par certains membres du PUCH établis là (mars-avril 1969).</p>
<p style="text-align: left;">Ce sont les soubresauts internes d’une « révolution » acculée et paranoïaque se révélant  à ces occasions, et pour excéder, par réflexe meurtrier, le compte, prompte à manger davantage encore que ses propres fils.</p>
<p style="text-align: left;">Bref, c’est la terreur stérilisante et la spoliation au quotidien, et j’en passe, car comment saurais-je m’avérer d’une exhaustivité quelconque quant à ces données douloureuses qu’évoque un film, lui aussi, loin de toute exhaustivité (c’est bien compréhensible, il eut fallu y mettre des heures, que dis-je ? des journées entières) sur les crimes innombrables qui jalonnent l’histoire d’un règne à tout le moins déshumanisant et néfaste.</p>
<p style="text-align: left;">2. À ceux qui s’entêtent aujourd’hui encore à nous présenter le jean-claudisme comme une rupture absolue de méthode:</p>
<p style="text-align: left;">C’est aussi le faux espoir créé par le Jean-Claudisme, donné paradoxalement par les slogans officiels comme un gouvernement renouvelé de la jeunesse : Ici aussi victimes et témoins ne manquent pas d’un règne qui s’entête à se perpétuer sur le modèle et la machine infernale légués par le père (pitit tig se tig) :</p>
<p style="text-align: left;">C’est l’évocation du triangle de la mort (pénitentier-Casernes Dessalines-Fort-Dimanche)</p>
<p style="text-align: left;">C’est l’évocation plus accentuée de Fort-Dimanche.</p>
<p style="text-align: left;">C’est l’évocation de l’assassinat de Gasner Raymond.</p>
<p style="text-align: left;">C’est l’évocation de février 1979 (arrestation de Sylvio Claude et de bien d’autres).</p>
<p style="text-align: left;">C’est l’évocation du 28 novembre 80 qui par la bastonnade et l’exil sonnent le glas d’un processus entamé par des ténors audacieux de la presse et des tenants non moins audacieux de partis politiques érigés courageusement vers plus de lumière et un état de droit.</p>
<p>3. À ceux qui ont eu la candeur de croire que le 7 février 1986 constituait un tournant décisif et irréversible :</p>
<p>C’est le refus évident de sortir de ce modèle musclé d’autocratie bastonneuse et mortifère, qu’il ait nom CNG ou Lavalas :</p>
<p>C’est l’assassinat d’Yves Volel</p>
<p>C’est l’assassinat de Jean Marie Vincent.</p>
<p>C’est la torture et l’humiliation toujours à l’ordre du jour pour les opposants.</p>
<p>C’est l’assassinat de Sylvio Claude.</p>
<p>C’est l’assassinat de Jean Dominique (mais, ai-je tout retenu, Bon Dieu ?)</p>
<p>C’est le retour en Haïti, d’une candeur et d’une sérénité confondantes, de Jean Claude Duvalier, un fantôme qu’on croyait longtemps exorcisé et qui n’en revient pas moins, de son exil purgatoire, hanter de sa vacuité coupable et malfaisante, les rêves du présent et de l’avenir.</p>
<p>4. À ceux, enfin, qui ont tendance à voir l’impunité comme un problème accessoire, un épiphénomène aisément réductible, sans penser à l’effet dévastateur, seismique, qu’en retour elle puisse exercer sur l’ordre social.</p>
<p>Car le film, et c’est là son moindre mérite, nous propose une méditation féconde et motivée sur la façon dont l’impunité et ses corollaires (la banalisation des faits, la non-demande de compte, l’amnésie collective) en provoquant ad nauseam la reproduction de schèmes sociaux répréhensibles, opère sans coup férir la destruction du tissu social et garde, partant, la société de toute construction d’espoir et d’avenir.</p>
<p>Oui, c’est l’impunité (la nôtre, la dure, l’ancrée) enfin dans le collimateur, enfin mise en évidence, et promue à juste titre au rang de facteur à part entière d’un blocage asphyxiant à tous les niveaux de l’être et de la vie: un problème, de ce fait, d’une urgence évidente, d’une urgence criante à adresser.</p>
<p>Un coup de chapeau à ce cinéaste infatigable, à cet homme courageux qui a entrepris un travail colossal de sauvegarde de nous-mêmes par l’investigation fructueuse de notre mémoire et de notre patrimoine culturel, et dont la cinématographie dédiée à la vigilance et à la construction sociale constitue une référence aujourd’hui incontournable.</p>
<p>Il n&#8217;est un secret pour quiconque que va bientôt sortir  de ses studios, une enquête sur la disparition de l’éminent écrivain Jacques Stephen Alexis. Connaissant notre conviction concernant cette mort (que Jacques Stephen Alexis et ses compagnons n&#8217;ont été rien d&#8217;autre qu&#8217;exécutés au Fort-Dimanche), conviction forgée en nous, non par des ouïe-dires, mais par la révélation digne de créance d’un témoin oculaire de ce jour noir, il s’avère inutile de dire que là aussi nous l’attendons, car ce projet rigoureusement mené- nous ne nourrissons nul doute, non, aucun, qu&#8217;il soit  en de bonnes mains !-ne peut que lever le voile sur les mensonges innombrables qui ne laissent d’avoir cours sur cette fameuse disparition et contribuer, par conséquent, à dissiper sans retour, et au nom de l&#8217;Histoire, ces versions fantaisistes, ces versions dédouanantes (certaines, dictées, ô douleur, par les bourreaux eux-mêmes) qui ne continuent que trop, hélas !, à entourer la mémoire de cet exceptionnel écrivain.<br />
Oui, chapeau, une fois de plus !</p>

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		<title>Autour de Romancero aux étoiles</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 18:14:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2014/10/romancero-e1413655618525.jpg"><img class="alignleft wp-image-1642 size-full" src="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2014/10/romancero-e1413655618525.jpg" alt="" width="110" height="165" /></a>Comment vous parler judicieusement, et comme promis, de Romancero aux étoiles ? Dans une ambiance de veillée constamment ravivée, il s’agit en fait d’un ensemble de contes alternativement racontés par deux voix : le Vieux Vent Caraïbe et un « compose », son épigone, personnage d’une présence et d’une loquacité exemplaires, dans lequel le « je » du prologue aussi bien que certaines caractéristiques idéologiques nous invitent sans danger à voir l’auteur lui-même sinon son alter ego le plus intime. De ces contes, certains sont de toute évidence des versions adaptées de contes puisés du folklore haïtien et d’autres sont, j’ose dire, de pure création originale. On ne manquera également de remarquer, fait non négligeable, que les contes puisés du folklore sont racontés par le Vieux Vent Caraïbe et ceux de pure création originale, par l’alter ego de l’auteur. Que croire donc de tout cela? Qu’il y a volonté ferme, délibérée chez l’auteur d’assigner les tâches ? Au vieux vent caraïbe, gardien de la tradition orale, le folklore, à l’alter ego de l’auteur, tout ce qui ressort d’inédit, de nouveauté dans ces récits? C’est fait plus que plausible, me semble-t-il, et cela, soutenu par un effort de variété stylistique en conformité avec l’origine du récit, ne laisse d’ajouter un charme vivant, incontestable à ce magnifique livre. Le projet ? Contenu en filigrane dans tous les romans d’Alexis, Il ne laisse de correspondre au credo indigéniste de valorisation de soi, par son folklore et ses traditions. Car en plus de fournir matière à réflexion sur la vie, le conte, en tant qu’art, et par ce qu’il implique, est de toute évidence porteur d’Histoire et d’identité. …<em>Pour maintenir le vieil art et la longue romance de Quisqueya la Belle, comme pour apprendre la vie, les veillées des soi-disant nègres ignorants valent bien vos grandes écoles des villes… En fin ! Ils n’ont toujours que ces seules écoles ! Faisons de notre mieux pour garder au cœur des hommes l’esprit de 1804, le souvenir de nos luttes, les traditions, les bonnes mœurs, tous nos trésors, la fraternité, l’amitié, l’amour et le cœur pur !&#8230;</em> Oui, voilà pour le projet campé magistralement ici par le Vieux Vent Caraïbe. Parlons à présent des contes eux-mêmes qui constituent la trame mouvante, ondoyante de ce merveilleux bouquin. Au nombre de neuf, ils ont pour titres, et par ordre chronologique, Le dit de Bouqui et de Malice, Le dit d’Anne aux longs cils, Fable de Tatez’o-Flando, Chronique d’un faux amour, Dit de la Fleur d’Or, Le sous-lieutenant enchanté, Romance du Petit-Viseur, Le Roi des Songes, La rouille des ans.</p>
<p><strong>Le dit de Bouqui et de Malice</strong> Raconté par le Vieux Vent Caraïbe, Il s’agit de l’épisode le plus connu de la saga de ces deux compères. En un temps de sécheresse et de famine des plus terribles, comment le rusé Malice parvient une fois de plus à tromper le lourdaud Bouqui en le portant à prendre part à cet acte innommable : manger sa propre mère. Comme il fallait s’y attendre ici, l’histoire sert d’apologue à une méditation empreinte d’amertume sur la dureté de la vie et sur la manière dont elle défigure le visage des hommes en les portant aux pires excès. Par réflexe de papivore ? Par ce désir irrépressible de toujours confronter ma lecture à d’autres ? J’ouvre en tout cas, à côté de moi, et à la page consacrée au compte rendu de notre œuvre, la page 595, ce livre qui, vous le savez, m’est devenu, ces derniers temps, indispensable au plus haut point: le manuel d’Histoire littéraire de Pradel Pompilus et de Raphael Berrou. En l’occurrence le tome consacré à l’indigénisme, le tome 3, cela va sans dire. « Ce conte signifie, nous disent-ils, que tant que durera la misère, le plus malin vivra aux dépens du naïf et du sot ». Voilà, à mon sens, qui est bien net. C’est, en effet, en droite ligne du récit. C’est évident.</p>
<p><strong>Le dit d’Anne aux longs cils</strong> C’est le conte le plus difficile à résumer du recueil, croyez-moi, car allégorique à souhait. C’est une histoire visiblement inspirée à l’auteur par le cyclone Hazel qui fit des dégâts considérables dans le sud d’Haïti en cette mémorable année de 1954. Aux Cayes et à Jérémie plus particulièrement. Des centaines de morts et des dégâts économiques indicibles : 40% des caféiers et 50 % des cacaoyères détruits, affectant l’économie pour les années à venir. Qui est Anne aux longs cils ? C’est une manière de sylphe insaisissable, je dirais, vivant au cœur aussi bien de l’harmonie des saisons que de l’équilibre écologique en Quisqueya la belle. Incarnée dans le compose qui à son retour du pays, ne la voyant pas, avait été à Jérémie dévastée à sa recherche, elle le rend, par ce fait, à même de connaitre, dans un compte rendu détaillés des mois qui précédèrent le terrible cataclysme, les dérèglements saisonniers annonciateurs de celui-ci. Un petit coup d’œil curieux à notre digne compagnon, le manuel : « Le dit d’Anne aux longs cils, nous disent Raphael Berrou et Pradel Pompilus, est un conte allégorique qui figure les phases du bonheur et du malheur en terre haïtienne au long des saisons et des mois. » Lecture moins réussie cette fois-ci, me semble-t-il, et plus que contestable, c’est évident. Car si tel s’avère le cas, pourquoi cet usage fait par l’auteur du passé simple (du passé défini) alors ? À mon avis, un peu trop pressés comme critiques, et la matière étant par ailleurs revêche, ils ont raté aussi bien la structure du texte, écrit comme en flashback, si je puis dire, que cette phrase magnifique, calembouresque de toute évidence, qui, à mon sens, dévoile tout : « Le cyclone fut Hazel, mais les hommes furent à dents, à griffes, à crocs, charognards. Des centaines de mille furent condamnés à mort. » En lisant ce conte, je vous prie, efforcez-vous, très cher, de faire montre de plus de minutie. C’est plus qu’Indispensable ! Et nous en reparlerons.</p>

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		<title>La fable de Lys Ambroise</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 18:05:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qu’ils soient morts tranquillement dans leur lit, ou, comme Jacques Stephen Alexis, dans des circonstances d’une violence inouïe, les défunts, c’est connu, ne parlent pas. Donc, a fortiori, se révèlent  inaptes  de toute défense  contre les mensonges grossiers ou habiles &#8230; <a href="http://www.narcisseenvol.com/2013/05/la-fable-de-lys-ambroise/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2011/05/mon-chapeau.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-127" alt="mon chapeau" src="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2011/05/mon-chapeau.jpg" width="199" height="199" /></a><br />
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</xml><![endif]-->Qu’ils soient morts tranquillement dans leur lit, ou, comme Jacques Stephen Alexis, dans des circonstances d’une violence inouïe, les défunts, c’est connu, ne parlent pas. Donc, a fortiori, se révèlent <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>inaptes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de toute défense <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>contre les mensonges grossiers ou habiles proférés sur leur compte. Aux vivants, et à eux seuls, hélas, incombera-t-il toujours, la tâche dure, la tâche peu amène de s’en charger à leur place. Oui, aux vivants seuls. Aussi, à visière levée une fois de plus, me voilà porté aujourd’hui à dénoncer à haute voix le scandale que constitue un texte (texte dont la parution en 1988 , dans un recueil d&#8217;écrits, <em>De bric et de broc II</em>, m’avait complètement échappé, et que, par bonheur, Facebook m&#8217;a permis de trouver) : <a href="http://parolenarchipel.com/2013/04/29/comment-est-mort-jacques-stephen-alexis/" target="_blank"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">Comment est mort Jacques Stephen Alexis</i></a> de Lys Ambroise.  Sur le site Parole En Archipel, il ne laisse d&#8217;être bien en évidence, et livré à pleine et judicieuse lecture.  Lisez-le, et attentivement, je vous prie. Je suis là, bon patient, à vous attendre.</p>
<p class="MsoNormal">Passons sous silence que le narrateur a négligé de nous indiquer ses sources. Ce qui nous parait grave compte tenu du fait qu’il ne fut point témoin oculaire des évènements narrés. Dans sa manière, donc, de relater les faits, on ne saurait ne pas déceler une intention claire, une intention évidente de manipulation du lecteur. Concernant un personnage authentique (j&#8217;entends, non fictionnel) comment et pourquoi s’arroge-t-on le droit d’en parler de cette façon, sans cette rigueur requise, recommandable et de bon ton, demeure, en dernier ressort, et quoi qu’on dise, affaire d’éthique et d’exigences personnelles.</p>
<p class="MsoNormal">Passons sous silence également la thèse qui constitue le soubassement du texte : un débarquement mu par une intention ferme de guérilla. Elle est battue en ruine, et radicalement, on l&#8217;a vu, par le procès-verbal signé d’Edouard Guilliod, lequel montre Alexis et ses compagnons en possession uniquement d’un pistolet et de trois chargeurs (comment est-t-il possible de venir  <span style="mso-spacerun: yes;">se livrer à une quelconque guerre de </span>guérilla avec seulement, en matière d&#8217;armement, pour toute possession claire et avérée qu&#8217;un pistolet et trois chargeurs, je laisse à la logique le soin d&#8217;en décider?) Que ce document officiel soit d’une authenticité incontestable n’est point à prouver non plus ici. Si un quelconque souci de falsification eut présidé à sa venue au jour, qui aurait intérêt, pour l’Histoire, à le gonfler en armes et munitions? Oui, qui ? Je laisse également cette question ouverte.</p>
<p class="MsoNormal">La thèse Sarner et Diederich et confirmée par Bernac Celestin lui-même (l’ami sous l’identité duquel était parti Jacques Stephen Alexis. Lire sa version des faits, elle est sur internet aussi)<sup>[<a href="#la-fable-de-lys-ambroise-n-1" class="footnoted" id="to-la-fable-de-lys-ambroise-n-1">1</a>]</sup> est que, les entrées et sorties étant jalousement surveillées par la police duvaliérienne, et étant par ailleurs sorti sans l&#8217;autorisation requise, il n’avait eu recours que forcé à ce débarquement, fait dans le but unique de venir organiser son parti (que se proposait-on de faire après ? Je n’en sais rien. C’est une autre histoire ! Et qui n&#8217;a pas eu lieu).</p>
<p class="MsoNormal">Passons encore sous silence la somme faramineuse d’un million de dollars que l’auteur sans sourciller entend mettre, et contre tout bon sens, en possession de Jacques Stephen Alexis . On sait, là aussi, que c’est éminemment faux. Comme en témoigne le procès-verbal comportant son écriture et soussigné de lui, il n’avait en sa possession que 13.000 dollars et 53 gourdes. Valeur, déclare-t-il, « représentant le montant de droits d’auteurs sur mes livres perçus dans divers pays étrangers. »</p>
<p class="MsoNormal">Passons sous silence aussi la manière abusive dont il utilise sa documentation. Un passage de Depestre dans <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Bonjour et adieu à la négritude</i> a fait, de sa part, l’objet d’une mésinterprétation hâtive et évidente : Depestre n’a pas dit avoir rencontré Alexis pour la dernière fois dans une chambre d’Hôtel à Moscou.  La dernière fois, nous dit-il, qu’il a vu Alexis se livrer à ses frasques d’imagination ce fut dans une chambre d’Hôtel à Moscou (P.222). Ce qu’il a confié à Jean Jonassaint de passage en 1978 à la Havane nous le laisse croire d&#8217;une présence incontestable à Cuba au moment où s’apprêtait ce débarquement. Et rien n’interdit, par conséquent, de croire qu’il eut pu, lors, rencontrer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Jacques Stephen Alexis (<em>Le métier à métisser</em>, p.243)</p>
<p class="MsoNormal">Et sous silence aussi pour finir (ça fait quand même beaucoup pour un court texte!) <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>l&#8217;acheminement, par avion,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et à Port-au-Prince, des prisonniers et le décès survenu en route de Jacques Stephen Alexis. On a le témoignage de Claude Larreur pour le certifier : Un détachement des garde-côtes avait été envoyé non point à Port-de-Paix, où l&#8217;auteur situe le fait, mais au Môle Saint Nicolas, quérir illico les prisonniers. Et en ce qui a trait à la mort d’Alexis , elle ne saurait non plus survenir dans les circonstances rapportées par l’auteur, à en croire également, et encore une fois, le témoignage impérieux de Bernac Celestin. Lequel témoignage, on le sait, pour ne point confirmer  ma thèse (Exécution, au Fort-Dimanche, des prisonniers&#8230;) ne l&#8217;accrédite pas moins cependant.</p>
<p class="MsoNormal">Oui, passons tout cela sous silence (le texte écrit en 1988, bien avant la mise au jour de documents décisifs et de faits essentiels, on ne saurait s’en prendre qu’à la paresse seule de l’auteur de n’y avoir pas eu accès), il reste à dénoncer la tonalité du texte, l’intention malveillante, j’ose dire, meurtrière, qui a présidé à sa rédaction.(Je vois d’ici certains se récrier :Oh ! mais…Comment ose-t-il !&#8230;et c’est ça aussi, qu’on le veuille ou non, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la mort indicible de ce pays, c’est qu’on ne sache plus déceler ça. Voir les mobiles exacts qui sous-tendent la rédaction d’un texte et, en conséquence, le rejeter froidement, le rejeter impérieusement à sa source, et sans retour!)</p>
<p class="MsoNormal">Quel que puisse être le mobile d’une telle tonalité (le dépit? un règlement de compte réel ou symbolique?) je veux que monsieur Lys Ambroise sache que c’est inacceptable. Je veux qu’il sache que quel que pût être le tort<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de Jaques Stephen Alexis, aussi nombreux et marqués que pussent avoir été ses défauts (nous entendons croire à leur existence fondée, nous autres, nous sommes ennemis acharnés de l&#8217;hagiographie facile et juvénile, et on le sait) il l’a payé à un prix exorbitant, à un prix surhumain et dans des conditions affreuses, et, pour avoir, on le sait, prodigieusement plus que donné de sa personne, il ne méritait aucunement, par conséquent, un tel soufflet, une telle injure délibérée à sa mémoire.</p>
<p class="MsoNormal">1- Accoutrement d’Alexis.</p>
<p class="MsoNormal">Diederich parle de « jeans et chemises propres et tout neufs »</p>
<p class="MsoNormal">Selon le témoin principal de Sarner, lui et ses compagnons portaient &#8220;des Guayaberas, ces chemises cubaines&#8221;.</p>
<p class="MsoNormal">Bernac Celestin qui l’a vu dans une cellule au Fort-Dimanche nous affirme, lui, &#8220;qu’il était vêtu d’étoffe grossière, pantalon et chemise bleu denim » <span style="mso-spacerun: yes;"> </span></p>
<p class="MsoNormal">Il y a certainement à tirer au clair mais personne ne parle, on l&#8217;a vu, de vêtement féminin.</p>
<p class="MsoNormal">Pourquoi se serait-il affublé, lui, et non les autres d’un tel accoutrement ? Doutait-il de pouvoir passer pour paysan ? Et <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Hubert Dupuis-Nouillé que Diederich, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>dans son <em>Papa doc et les tontons macoutes</em>, nous laisse croire avoir été un franc mulâtre . À quel déguisement, à quel stratagème eut-il recours, lui ?</p>
<p class="MsoNormal">2-L’allusion faite à l’utilisation, par Papadoc, de la somme prélevée sur Alexis : « Ne dit-on pas [<em>qui a dit, je vous prie, monsieur Ambroise?</em>]que cet argent a servi à François Duvalier pour financer les élections législatives de 1961 qui, à la surprise de tous, ont donné un nouveau mandat au Président avant de parvenir à la présidence à vie ? Jacques y a donc contribué à sa façon . »</p>
<p class="MsoNormal">La victime responsable aide le bourreau à se perpétrer mais plus largement (et pourquoi pas? Les glissements d&#8217;ordre connotatif sont toujours possibles!) l’ordre affermi duvaliérien fut le fait et le fait seul d’Alexis même.</p>
<p class="MsoNormal">3-La manière digne d&#8217;un opéra bouffe dont fut découvert le jeu de Jacques Stephen Alexis. Par ses pieds démesurément longs qu’il avait peut-être d’une dimension unique au monde.</p>
<p class="MsoNormal">4-La fin précise qu’il a eu, lui et lui seul (car c’est sur lui seul que semble braquée, pour l’isoler et l’accabler, la caméra perfide, la caméra insidieuse de l’auteur).</p>
<p class="MsoNormal">Pour ma part,  intéressé que suis, et profondément, à cette histoire, il ne s’avère pas moins grand temps , je crois, en jetant pour toujours aux orties de l&#8217;inutilité flagrante, toute interrogation, toute curiosité nécessaires à sa saisie, de m’apprêter  tranquillement à plier bagage et à fermer boutique. Car aussi bien que ses tenants et aboutissants véritables, je crois tenir aujourd’hui, et fermement, mon grand coupable.</p>
<p class="MsoNormal">Dans la salle d&#8217;attente de l&#8217;aéroport militaire de Port-de-Paix, où, soldats déshonorés, guérilléros farfelus et sans guérilla, ses compagnons et lui ne laissaient d&#8217;attendre sagement d&#8217;être transférés à Port-au-Prince, se fondant sans hésiter sur des pieds qu’il avait d’une dimension unique, &#8220;<em>démesurément grands</em>&#8220;, quelqu’un, sous son accoutrement de grotesque ou de clown (s’il ne l’a pas accoutré, lui-même, car Alexis, rappelons-nous, était zombifié), a découvert malencontreusement l&#8217;identité réelle de notre romancier, Jacques Stephen Alexis.Dans l&#8217;oubli aveugle et incroyable de ses compagnons devenus, par miracle, et selon toute vraisemblance, d&#8217;une invisibilité parfaite, s&#8217;est livré obstinément sur sa personne à toutes les formes de torture connues, et impatient même d’attendre son arrivée à Port-au-Prince, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>l’a cousu (de fil blanc?) dans un grand sac de nature imprécisée et, grand corps inutile et vain, mais peut-être encore vivant (ça reste à découvrir) l’a <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>plongé rageusement dans la baie de Port-au-Prince. Ceci eut lieu, vérifiez-le, aux approches mêmes de la capitale et dans le voisinage précis des Garde-côtes d&#8217;Haïti. Et cet homme, croyez-moi, et cet homme, je vous jure, fut Lys Ambroise!</p>
<p class="MsoNormal">J.P.R.N</p>

<ol class="footnotes">
	<li class="footnote" id="la-fable-de-lys-ambroise-n-1"><strong><sup>[1]</sup></strong>  Selon mes informations, nous déclare Bernac Celestin, avant son départ il s&#8217;était arrangé avec ses amis pour venir le rencontrer à son retour dans le pays. Car il devait y retourner. Il y serait resté incognito afin de continuer à aider à la formation  d&#8217;une avant garde révolutionnaire dont la fonction serait de guider le peuple haïtien dans sa lutte contre la dictature terroriste et inhumaine de François Duvalier. (Extrait du témoignage donné au cours du festival Jacques Stephen Alexis organisé par l&#8217;A.E.H.E en mars 1991) <a class="note-return" href="#to-la-fable-de-lys-ambroise-n-1">&#x21A9;</a></li></ol>
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		<item>
		<title>Appréciation oubliée du témoin principal d’Eric Sarner.</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 04:40:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hier soir, et sur votre recommandation, j’ai relu attentivement l’extrait de mon texte, Autour de la disparition de Jacques Stephen Alexis. Il ne me parait toujours ne comporter qu’un trou. Et  dû, de toute évidence, à l’optique synthétique qui a &#8230; <a href="http://www.narcisseenvol.com/2013/05/appreciation-oubliee-du-temoin-principal-deric-sarner/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2011/05/mon-chapeau.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-127" src="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2011/05/mon-chapeau.jpg" alt="mon chapeau" width="215" height="215" /></a> Hier soir, et sur votre recommandation, j’ai relu attentivement l’extrait de mon texte, <em>Autour de la disparition de Jacques Stephen Alexis</em>. Il ne me parait toujours ne comporter qu’un trou. Et  dû, de toute évidence, à l’optique synthétique qui a présidé à sa rédaction. Trou, en tout cas, que, par une note de pied de page, je me proposais de combler dans la publication intégrale de mon texte : Une appréciation exacte du témoin principal de Sarner.<br />
Son livre, <em>La passe du vent</em>, notez-le, parait aux éditions Payot et Rivages en 1994. Et celui de Diederich, en ce qui à trait à la traduction française (qui semble avoir précédé l’original, paru en 2011) aux éditions Antillia en 2005. Donc quelques 11 ans avant<em> Le prix du sang.</em><br />
Une chose m’a toujours frappé d&#8217;étonnement: La précision incroyable de son informateur. Lequel pourtant tenait ses dires de seconde main : d’un ami, déclare-t-il, à Sarner, le télégraphiste du môle, qui, comme beaucoup d&#8217;autres, avait été invité à venir voir la « marchandise » que les « envahisseurs »avaient transportée avec eux : &#8220;un revolver (…) plus une cartouchière…les livres et vingt mille dollars&#8221;<br />
Or, ne voila-t-il pas que les deux documents décisifs exhumés par Diederich (lesquels se trouvaient, affirme-t-il, en possession d’Andrée Roumer, veuve de J.S.A), aussi bien celui qui porte la signature d&#8217;Edouard Guilliod que celui comportant l’écriture même de Jacques Stephen Alexis, et soussigné de lui, nous mettent singulièrement sous les yeux, et à peu de chose près, exactement les mêmes données.  Jugez donc par vous-même!<br />
Un pistolet et une cartouchière (témoin de Sarner)<br />
Un pistolet et trois chargeurs.(Guilliod)<br />
20.000 dollars (témoin de Sarner)<br />
13.000 dollars et 53 gourdes (document Alexis). Une différence de 7000 dollars dans un témoignage médiatisé, et pour une histoire qui, au moment où s&#8217;accomplissait celui-ci, remontait à plus d&#8217;une trentaine d&#8217;années, est, croyez un homme qui s&#8217;est déjà tapé, et par devoir, une enquête entière (celle de L&#8217;Impartial sur l&#8217;affaire Coicou) chose non seulement attendue mais des plus acceptables.<br />
Donc pas de fable, madame. N’est-ce pas inouï? merveilleux, hein ?<br />
Ces documents, des faux ?<br />
Sachant apprécier l’authenticité d’un document officiel (non d’un discours officiel, deux choses différentes, car, sous peine d&#8217;anomie, une administration se doit avant tout à elle-même, un compte précis et rigoureux des faits) il ne m’était aucunement venu à l’esprit, dans mon texte, de discuter de leur valeur. Mais peut-être, avez-vous raison, qu&#8217;un impératif  didactique ou de clarté nette aurait dû  m&#8217;attacher à le faire.<br />
Si un quelconque souci de falsification eût présidé tant soit peu à la production de tels décisifs documents,  pour bien souligner alors ce dessein ferme  de guérilla qu&#8217;on n&#8217;avait point manqué  ouvertement d&#8217;attribuer aux prisonniers, qui aurait eu intérêt, pour l’Histoire, oui, qui n&#8217;aurait point fait montre d&#8217;hésitation aucune, à les gonfler prodigieusement  aussi bien en possession d&#8217;armes qu&#8217;en avoir numéraire, oui qui, sinon ceux qui s’apprêtaient froidement à les exécuter ? Au lieu d’avoir un pistolet, nous aurions eu mille carabines et même ubuesquement pourquoi pas, un Howitzer. Et, au lieu, d’avoir 13.000 dollars, nous aurions peut-être 5.000. 000 de dollars. Réfléchissons un peu et efforçons-nous tranquillement à apprécier aussi bien leur contenu que leur implication décisive dans la saisie de cette horrible histoire. Avec eux, plus de contes. Plus de fables. Plus de racontars! Délaissant le terrain paresseux, suranné et préhistorique de la légende, ces faits font leur entrée bruyante et décisive dans l&#8217;Histoire!<br />
Oui, distance toujours, madame, distance et sens critiques !<br />
Bien à vous.</p>

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