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	<title>Envol &#187; Compte-rendu de lecture</title>
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	<description>Le Blog de J-P Richard Narcisse</description>
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		<title>Le règne de l’impunité d’Arnold Antonin</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Oct 2014 01:41:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Compte-rendu de lecture]]></category>
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		<category><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></category>
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		<description><![CDATA[Un film à voir et à recommander 1. À ceux qui, par réflexe ou dans un but inavoué de justification, ont tendance à banaliser la papadocratie en ayant recours, à titre d&#8217;exemples, à des hauts faits particulièrement durs et sanglants &#8230; <a href="http://www.narcisseenvol.com/2014/10/le-regne-de-limpunite-darnold-antonin/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: left;"><a href="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2014/10/Impunite-photo-e1414195755477.jpg"><img class="alignleft wp-image-1696" src="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2014/10/Impunite-photo-210x300.jpg" alt="Impunite photo" width="146" height="208" /></a><span style="color: #000000;">Un film à voir et à recommander</span></h3>
<p style="text-align: left;">1. À ceux qui, par réflexe ou dans un but inavoué de justification, ont tendance à banaliser la papadocratie en ayant recours, à titre d&#8217;exemples, à des hauts faits particulièrement durs et sanglants puisés,malheureusement, eux aussi, dans une Histoire nationale, dirait Roumain, plutôt imbibée de sang:</p>
<p style="text-align: left;">Car, sans tomber dans le piège ou la naïveté de faire du crime politique aussi bien que de l’impunité appelée de tradition à le couvrir ou à l’absoudre chez nous, l’apanage exclusif de 29 ans de règne du duvaliérisme, le film ne s’attache pas moins à nous démontrer l’empreinte précise que leur a imprimée une papadocratie en rogne et débridée, et l’instrument innommable, mortifère qu’il en a strictement fait : une méthode terroriste et sans précédent de gouvernement.</p>
<p style="text-align: left;">En effet, dans une alternance d&#8217;un tempo délibérément vif, de séquences, appelée en toute vraisemblance à traduire à la fois le caractère collectif du drame et la libération forcément bruyante à l&#8217;oreille et discontinue d’une parole trop longtemps gardée à part soi ou refoulée, et sur un écran que viennent assaillir de temps à autre des images d’archives rigoureusement choisies pour leur   éloquente acuité, ne laissent de défiler sous nos yeux, les uns à la suite des autres, et dans un  entrecoupement hardi les uns des autres, victimes, parents de victimes aussi bien que témoins de certaines dates mémorables d&#8217;une époque à tout le moins brutale qualifiée de plomb. Et ce, pour nous apporter crûment leurs témoignages  quant à la signification respective de ces dates et ce qu’elles ne laissent, pour leur personne, de représenter, aujourd’hui encore, de hautement douloureux et traumatisant  :</p>
<p style="text-align: left;">C’est la répression terrible, meurtrière à laquelle a donné lieu la grève des étudiants (novembre 1960-mars 1961).</p>
<p style="text-align: left;">C’est le 26 avril 1963 suite à la tentative de kidnapping sur deux enfants de Papa Doc (Jean-Claude et Simone)</p>
<p style="text-align: left;">C’est le massacre de Thiotte-Belle-Anse suite au débarquement des guérilleros de Fred Baptiste (28 juin 1964). Suivi à Port-au-Prince de la disparition des familles Edeline, Duchatelier, Bajeux.</p>
<p style="text-align: left;">C’est le bain de sang à Jérémie suite au débarquement, au mois d’aout 1964, du groupe Jeune Haïti.</p>
<p style="text-align: left;">C’est Cazale et les représailles sanglantes s’abattant en toute vigueur, et en règle, sur des dizaines d’innocents, paysans pour la plupart, suite à une levée avortée de boucliers orchestrée par certains membres du PUCH établis là (mars-avril 1969).</p>
<p style="text-align: left;">Ce sont les soubresauts internes d’une « révolution » acculée et paranoïaque se révélant  à ces occasions, et pour excéder, par réflexe meurtrier, le compte, prompte à manger davantage encore que ses propres fils.</p>
<p style="text-align: left;">Bref, c’est la terreur stérilisante et la spoliation au quotidien, et j’en passe, car comment saurais-je m’avérer d’une exhaustivité quelconque quant à ces données douloureuses qu’évoque un film, lui aussi, loin de toute exhaustivité (c’est bien compréhensible, il eut fallu y mettre des heures, que dis-je ? des journées entières) sur les crimes innombrables qui jalonnent l’histoire d’un règne à tout le moins déshumanisant et néfaste.</p>
<p style="text-align: left;">2. À ceux qui s’entêtent aujourd’hui encore à nous présenter le jean-claudisme comme une rupture absolue de méthode:</p>
<p style="text-align: left;">C’est aussi le faux espoir créé par le Jean-Claudisme, donné paradoxalement par les slogans officiels comme un gouvernement renouvelé de la jeunesse : Ici aussi victimes et témoins ne manquent pas d’un règne qui s’entête à se perpétuer sur le modèle et la machine infernale légués par le père (pitit tig se tig) :</p>
<p style="text-align: left;">C’est l’évocation du triangle de la mort (pénitentier-Casernes Dessalines-Fort-Dimanche)</p>
<p style="text-align: left;">C’est l’évocation plus accentuée de Fort-Dimanche.</p>
<p style="text-align: left;">C’est l’évocation de l’assassinat de Gasner Raymond.</p>
<p style="text-align: left;">C’est l’évocation de février 1979 (arrestation de Sylvio Claude et de bien d’autres).</p>
<p style="text-align: left;">C’est l’évocation du 28 novembre 80 qui par la bastonnade et l’exil sonnent le glas d’un processus entamé par des ténors audacieux de la presse et des tenants non moins audacieux de partis politiques érigés courageusement vers plus de lumière et un état de droit.</p>
<p>3. À ceux qui ont eu la candeur de croire que le 7 février 1986 constituait un tournant décisif et irréversible :</p>
<p>C’est le refus évident de sortir de ce modèle musclé d’autocratie bastonneuse et mortifère, qu’il ait nom CNG ou Lavalas :</p>
<p>C’est l’assassinat d’Yves Volel</p>
<p>C’est l’assassinat de Jean Marie Vincent.</p>
<p>C’est la torture et l’humiliation toujours à l’ordre du jour pour les opposants.</p>
<p>C’est l’assassinat de Sylvio Claude.</p>
<p>C’est l’assassinat de Jean Dominique (mais, ai-je tout retenu, Bon Dieu ?)</p>
<p>C’est le retour en Haïti, d’une candeur et d’une sérénité confondantes, de Jean Claude Duvalier, un fantôme qu’on croyait longtemps exorcisé et qui n’en revient pas moins, de son exil purgatoire, hanter de sa vacuité coupable et malfaisante, les rêves du présent et de l’avenir.</p>
<p>4. À ceux, enfin, qui ont tendance à voir l’impunité comme un problème accessoire, un épiphénomène aisément réductible, sans penser à l’effet dévastateur, seismique, qu’en retour elle puisse exercer sur l’ordre social.</p>
<p>Car le film, et c’est là son moindre mérite, nous propose une méditation féconde et motivée sur la façon dont l’impunité et ses corollaires (la banalisation des faits, la non-demande de compte, l’amnésie collective) en provoquant ad nauseam la reproduction de schèmes sociaux répréhensibles, opère sans coup férir la destruction du tissu social et garde, partant, la société de toute construction d’espoir et d’avenir.</p>
<p>Oui, c’est l’impunité (la nôtre, la dure, l’ancrée) enfin dans le collimateur, enfin mise en évidence, et promue à juste titre au rang de facteur à part entière d’un blocage asphyxiant à tous les niveaux de l’être et de la vie: un problème, de ce fait, d’une urgence évidente, d’une urgence criante à adresser.</p>
<p>Un coup de chapeau à ce cinéaste infatigable, à cet homme courageux qui a entrepris un travail colossal de sauvegarde de nous-mêmes par l’investigation fructueuse de notre mémoire et de notre patrimoine culturel, et dont la cinématographie dédiée à la vigilance et à la construction sociale constitue une référence aujourd’hui incontournable.</p>
<p>Il n&#8217;est un secret pour quiconque que va bientôt sortir  de ses studios, une enquête sur la disparition de l’éminent écrivain Jacques Stephen Alexis. Connaissant notre conviction concernant cette mort (que Jacques Stephen Alexis et ses compagnons n&#8217;ont été rien d&#8217;autre qu&#8217;exécutés au Fort-Dimanche), conviction forgée en nous, non par des ouïe-dires, mais par la révélation digne de créance d’un témoin oculaire de ce jour noir, il s’avère inutile de dire que là aussi nous l’attendons, car ce projet rigoureusement mené- nous ne nourrissons nul doute, non, aucun, qu&#8217;il soit  en de bonnes mains !-ne peut que lever le voile sur les mensonges innombrables qui ne laissent d’avoir cours sur cette fameuse disparition et contribuer, par conséquent, à dissiper sans retour, et au nom de l&#8217;Histoire, ces versions fantaisistes, ces versions dédouanantes (certaines, dictées, ô douleur, par les bourreaux eux-mêmes) qui ne continuent que trop, hélas !, à entourer la mémoire de cet exceptionnel écrivain.<br />
Oui, chapeau, une fois de plus !</p>

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		<title>De si jolies petites plages</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Oct 2014 06:49:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Compte-rendu de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[bamboola bamboche]]></category>
		<category><![CDATA[boat people]]></category>
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		<category><![CDATA[ferdinand je suis a paris]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De quoi parle ce livre ? Il a pour base une enquête menée par Jean-Claude Charles entre 1980 et 1982 sur le phénomène des boat people haïtiens qui, en même temps que l’exode des Marielitos (Cuba) et des Vietnamiens du sud, pour la plupart, défrayait la chronique lors et faisait rage. Cette enquête d’une importance évidente l’a retrouvé à faire la navette entre la Floride et New-York, entre Bahamas et Porto-Rico sur la piste des réfugiés haïtiens et dans les points précis qui ont vu leur regroupement soit contraint par une immigration américaine désireuse de les refouler, soit sous l’influence de leur propres compatriotes déjà installés et vivotant là : camp de Chrome (à Miami) Brooklyn Navy Yard (New-York,) Otisville (New-York) Greer-Woodycrest à Millbrook (Nord de l’Etat de New-York) Fort Allen (sud de Porto-Rico, camp spécialement construit pour eux par l’administration américaine) Kamakélod (Nassau, où ont échoué certains, tentant de se soustraire aux mesures ouvertes de déportation)</p>
<p>Mais il y a plus encore dans ce livre, je crois: il y a aussi la rencontre entre le reporter, condamné à vivre dans un exil à la fois bénéfique et contraint, et ces réfugiés, ses compatriotes. Au contraire des normes frigides qu&#8217;impose la tradition, au nom d’une soi-disant objectivité, il ne s’efface pas, il se met en premier plan dans son enquête et n’hésitant pas à avoir recours au lyrisme le plus vif (qu’on jugerait sacrilège dans un tel cadre, soulignons-le) nous fait revivre tous les entours de celle-ci : son état d’esprit au moment où il procède à cette enquête et même plus tard en la rédigeant, son histoire personnelle qui l’a conduit, lui aussi dans une errance sans fin à l’étranger. Ses rencontres fortuites occasionnées par ces voyages. Bref, tout un carnet de route traditionnellement tenu hors-champ, à l’écart, qui vient ici se juxtaposer agressivement à la matière de base et prendre rang incontournable de fait. C’est ce double regard à la fois sur soi et sur l’objet d’étude qui constitue, à n’en pas douter, le charme de <em>De si jolies petites plages.</em></p>
<p>C’est important de signaler ça (ce double regard) car le méconnaitre peut nous porter à faire montre d’incompréhension et d’injustice vis-à-vis du texte, à y voir uniquement un livre sur les boat people aujourd’hui plus ou moins daté ou un document qui, à l’encontre d’un Sucre amer, par exemple, de Maurice Lemoire sur les braceros en République Dominicaine, serait quelque peu demeuré en route car en deçà de l’effroyable souffrance contenue dans cette tragédie et vécue par les rescapés. Pourquoi cette projection de l’auteur dans cette histoire ? Par nécessité intérieure est ma première réponse, et ce, pour illustrer je crois, le point-limite, le désastre intégral haïtien.</p>
<p>Le livre de Maurice Lemoine, pour prendre encore cet exemple, est un document d’une rondeur et d’une précision de style admirables porté à dénoncer un fait criant mais précis : la traite des haïtiens par leurs propres compatriotes. Lesquels placés aux commandes de l’Etat sont préposés, paradoxalement pourtant, à leur octroyer toute la sécurité et tout le bien-être du monde. <em>De si jolies petites plages,</em> lui, qui marie humour, sérieux et ironie, et qui, par sa composition et sa diversité de style, fait penser beaucoup plus à un véritable patchwork, n’arrête pas d’excéder constamment son objet, et par ce fait, tente de nous dire l’incommunicable, les méfaits d’une situation créée par 25 ans (à ce moment) de cyclone duvaliérien : l’irrespirable à tous les niveaux de l’haïtien. De ce point de vue il échappe à la catégorie de document strict et demeure inclassable.</p>
<p>Le livre de Lemoine une fois fermé, on se demande quelle sera la réponse de probables interlocuteurs. C’est le réflexe que conditionne son caractère presqu’univoque de plaidoyer. <em>De si jolies petites plages</em> une fois fermé, on semble n’attendre rien du tout. Manière de parler, bien sûr ! c’est le réflexe que conditionne son caractère de constat global et d’absolue impasse.</p>
<p>D’entrée de jeu, le ton nous est donné:</p>
<p>«<em> (…) La nuit a mis en place les voix. Celle qui communique et celle qui ne répond plus, celle qui informe et celle qui déparle, l’une n’existe pas sans l’autre, dans cette histoire il n’y a pas de héros positif. » (p, 14)</em></p>
<p><em> « (…) Voyage-poèmes, voyage-roman, voyage-essai, mobilité tonale des lieux de passage, traversée à contre-courant d’un exode, exil dans l’exil (</em>…)&#8221; (p, 24)</p>
<p>À moins de vouloir faire montre à tout prix de refus absolu, de fermeture,  on ne saurait, en tout bon sens, rater ça.</p>

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		<title>Roumain et Giono</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 18:46:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[roger gaillard]]></category>

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		<description><![CDATA[Ou La grande chaine de la création Colline de Jean Giono, ce « charmant », cet « inoubliable » livre- je ne peux être de toute évidence que de votre avis, cher- a-t-il eu, oui ou non, une quelconque influence &#8230; <a href="http://www.narcisseenvol.com/2014/10/roumain-et-giono/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ou La grande chaine de la création</strong></p>
<p><em>Colline</em> de Jean Giono, ce « charmant », cet « inoubliable » livre- je ne peux être de toute évidence que de votre avis, cher- a-t-il eu, oui ou non, une quelconque influence sur <em>La montagne ensorcelée</em> de Jacques Roumain, vous demandez-vous perplexe et non sans intérêt? C’est l’avis soutenu et étayé d’exemples par Roger Gaillard dans son intéressant livre, <em>L’univers romanesque de Jacques Roumain,</em> et c’est, sans aucun doute, également le mien. Sur votre pressante et bienvenue requête, Je ne viens pas moins de consacrer trois journées magnifiques, oui, trois journées pleines et entières à la relecture enthousiaste, patiente, minutieuse de ces deux remarquables œuvres….et, croyez-moi, je n’en démords pas. Mieux : à la différence de Gaillard qui restreint l’influence de Colline uniquement à la Montagne ensorcelée d’une part, et semble ne concevoir cette influence qu’exclusivement thématique d’autre part, je suis porté à croire, moi, que cette influence ne laisse d’avoir trait également à des procédés de création romanesque et d’écriture et, par conséquent n’a pas manqué de s’étendre aussi bien à l’œuvre maitresse de notre auteur, j’entends évidemment, son chef-d’œuvre, l’irremplaçable <em>Gouverneurs de la rosée</em>. Autant donc dire que <em>Colline</em> fut incontestablement pour Jacques Roumain lors de sa parution d’une lecture-clé, décisive et ce, tant au niveau thématique que de la constitution d’un outillage efficace de romancier. Oui, un livre marquant, catalyseur, quoi ! il n’y a pas de doute.</p>
<p><em>Colline</em> parait en 1929, <em>La Montagne</em> en 1931 mais rédigé, selon certaines informations tenues des proches de Jacques Roumain par Gaillard lui-même, en 1930. <em>Colline</em> donc qui a eu un notable succès à sa parution (prix Brentano 1929) est antérieur d’au moins un an à <em>La montagne</em>.</p>
<p>Au-delà de la similarité entre les titres, les analogies profondes et évidentes entre les deux récits sont aisément décelables.</p>
<p>Premièrement, le cadre de l’action : Un hameau perché à l’ombre froide des monts de Lure, les Bastides Blanches (<em>Colline</em>) Un village agrippé au flanc d’une montagne aux environs de Mirebalais (<em>La montagne ensorcelée</em>)</p>
<p>Deuxièmement, l’affabulation. Sous l’effet des racontars de l’octogénaire Janet à l’agonie, une série d’événements créent un climat de peur et mettent le feu aux superstitions : l’eau de la fontaine cesse de couler, la maladie de Marie, fille de Babette et d’Arbaud, le feu qui menace d’engloutir les Bastides Blanches(<em>Colline)</em> Sous l’effet des racontars de Désilus Borome , même atmosphère de peur dans la Montagne ensorcelée, suite à la mort du fils de Dorneval, Horatius Pierre-Antoine, du taureau de Dorilas, du cheval de Baptiste, de la maladie du fils de Luména, Pierrelien, de la récolte avortée. Les deux personnages sont présentés comme des êtres délirants, dérangés, certes, mais, par ce fait même, perçus par leur entourage comme dotés d’un sixième sens. De clairvoyance.</p>
<p>Pour avoir vécu « très près de la terre » et en connaitre les plus profonds, les plus intimes secrets, sans aucun doute, Janet qu’un égoïsme fini pousse à se refuser de tout soutien quelconque à une communauté en voie de perdition (situation psychologique qui le met donc en marge de cette communauté) est indexé par Jaume, le leader, comme complice sinon comme cause de tous ces malheurs. Placinette, l’étrangère, la guérisseuse, qui connait le secret des feuilles, et qui, de surcroit, en compagnie de sa fille, Grâce, vit à l’écart et dans une indifférence totale au village,se voit indexée tout aussi bien comme la source du mal.</p>
<p>Troisièmement, au niveau une fois de plus des caractéristiques psycho-sociales et distinctives des personnages. Analogie manifeste entre Gagou et Désilus , l’un idiot du village, l’autre, fou du village. Les deux sont à l’écart et comme en surnombre au village. Ils ne possèdent rien et vivent de subsides. Sans être un attribut indispensable du personnage comme ne laisse d’être pour Désilus, sa guitare de fortune, en fer-blanc et à deux cordes, il nous est cependant donné à voir dans une scène, Gagou transformer un bidon vide en instrument musical : en tambour précisément (Voir p 72 de colline pour le tambour. Voir p, 18 de La montagne pour la guitare de Désilus)</p>
<p>4-Au niveau de certains motifs de frayeur et expressions : ….(…) tu vois le vent, toi qui est fort ? Demande Janet à son beau-fils Gondran profondément troublé(Colline, p, 32) (…) Alors , tu crois que l’air c’est vide ? (…) Si tu avais rencontré ce qu’il y a dans l’air face à face, tout d’un coup, au coin du chemin, un soir, tu les verrais comme moi, tu le saurais (Colline, p33) -Hé, hé, ricana Dorilas, le vent souffle dans la savane : les herbes remuent tu ne vois pas le vent, donc il n’y a pas de vent. (La montagne p. 27) Est-ce que vous avez déjà vu le vent, hé ? [demande Désilus à son auditoire crédule et attentif] Moi, j’ai vu le vent, en vérité, je l’ai vu comme je vous vois (La montagne, p, 72) Mais moi, je savais ce que je savais. Plusieurs fois après, j’ai rencontré le vent face à face.(La montagne, p, 72, 73) Le crapaud qui a fait sa maison dans le saule est sorti [se remémore, à haute voix, et dans l’un de ses accès de délire, l’agonisant Janet] Il a des mains d’homme et des yeux d’homme. C’est un homme qui a été puni. (…) Son ventre est plein de chenilles et c’est un homme. Il mange des chenilles, mais c’est un homme, n’y a qu’à regarder ses mains.(Colline, p 38-39)</p>

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		<title>Autour de Romancero aux étoiles</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 18:14:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Comment vous parler judicieusement, et comme promis, de Romancero aux étoiles ? Dans une ambiance de veillée constamment ravivée, il s’agit en fait d’un ensemble de contes alternativement racontés par deux voix : le Vieux Vent Caraïbe et un « &#8230; <a href="http://www.narcisseenvol.com/2014/10/autour-de-romancero-aux-etoiles/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2014/10/romancero-e1413655618525.jpg"><img class="alignleft wp-image-1642 size-full" src="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2014/10/romancero-e1413655618525.jpg" alt="" width="110" height="165" /></a>Comment vous parler judicieusement, et comme promis, de Romancero aux étoiles ? Dans une ambiance de veillée constamment ravivée, il s’agit en fait d’un ensemble de contes alternativement racontés par deux voix : le Vieux Vent Caraïbe et un « compose », son épigone, personnage d’une présence et d’une loquacité exemplaires, dans lequel le « je » du prologue aussi bien que certaines caractéristiques idéologiques nous invitent sans danger à voir l’auteur lui-même sinon son alter ego le plus intime. De ces contes, certains sont de toute évidence des versions adaptées de contes puisés du folklore haïtien et d’autres sont, j’ose dire, de pure création originale. On ne manquera également de remarquer, fait non négligeable, que les contes puisés du folklore sont racontés par le Vieux Vent Caraïbe et ceux de pure création originale, par l’alter ego de l’auteur. Que croire donc de tout cela? Qu’il y a volonté ferme, délibérée chez l’auteur d’assigner les tâches ? Au vieux vent caraïbe, gardien de la tradition orale, le folklore, à l’alter ego de l’auteur, tout ce qui ressort d’inédit, de nouveauté dans ces récits? C’est fait plus que plausible, me semble-t-il, et cela, soutenu par un effort de variété stylistique en conformité avec l’origine du récit, ne laisse d’ajouter un charme vivant, incontestable à ce magnifique livre. Le projet ? Contenu en filigrane dans tous les romans d’Alexis, Il ne laisse de correspondre au credo indigéniste de valorisation de soi, par son folklore et ses traditions. Car en plus de fournir matière à réflexion sur la vie, le conte, en tant qu’art, et par ce qu’il implique, est de toute évidence porteur d’Histoire et d’identité. …<em>Pour maintenir le vieil art et la longue romance de Quisqueya la Belle, comme pour apprendre la vie, les veillées des soi-disant nègres ignorants valent bien vos grandes écoles des villes… En fin ! Ils n’ont toujours que ces seules écoles ! Faisons de notre mieux pour garder au cœur des hommes l’esprit de 1804, le souvenir de nos luttes, les traditions, les bonnes mœurs, tous nos trésors, la fraternité, l’amitié, l’amour et le cœur pur !&#8230;</em> Oui, voilà pour le projet campé magistralement ici par le Vieux Vent Caraïbe. Parlons à présent des contes eux-mêmes qui constituent la trame mouvante, ondoyante de ce merveilleux bouquin. Au nombre de neuf, ils ont pour titres, et par ordre chronologique, Le dit de Bouqui et de Malice, Le dit d’Anne aux longs cils, Fable de Tatez’o-Flando, Chronique d’un faux amour, Dit de la Fleur d’Or, Le sous-lieutenant enchanté, Romance du Petit-Viseur, Le Roi des Songes, La rouille des ans.</p>
<p><strong>Le dit de Bouqui et de Malice</strong> Raconté par le Vieux Vent Caraïbe, Il s’agit de l’épisode le plus connu de la saga de ces deux compères. En un temps de sécheresse et de famine des plus terribles, comment le rusé Malice parvient une fois de plus à tromper le lourdaud Bouqui en le portant à prendre part à cet acte innommable : manger sa propre mère. Comme il fallait s’y attendre ici, l’histoire sert d’apologue à une méditation empreinte d’amertume sur la dureté de la vie et sur la manière dont elle défigure le visage des hommes en les portant aux pires excès. Par réflexe de papivore ? Par ce désir irrépressible de toujours confronter ma lecture à d’autres ? J’ouvre en tout cas, à côté de moi, et à la page consacrée au compte rendu de notre œuvre, la page 595, ce livre qui, vous le savez, m’est devenu, ces derniers temps, indispensable au plus haut point: le manuel d’Histoire littéraire de Pradel Pompilus et de Raphael Berrou. En l’occurrence le tome consacré à l’indigénisme, le tome 3, cela va sans dire. « Ce conte signifie, nous disent-ils, que tant que durera la misère, le plus malin vivra aux dépens du naïf et du sot ». Voilà, à mon sens, qui est bien net. C’est, en effet, en droite ligne du récit. C’est évident.</p>
<p><strong>Le dit d’Anne aux longs cils</strong> C’est le conte le plus difficile à résumer du recueil, croyez-moi, car allégorique à souhait. C’est une histoire visiblement inspirée à l’auteur par le cyclone Hazel qui fit des dégâts considérables dans le sud d’Haïti en cette mémorable année de 1954. Aux Cayes et à Jérémie plus particulièrement. Des centaines de morts et des dégâts économiques indicibles : 40% des caféiers et 50 % des cacaoyères détruits, affectant l’économie pour les années à venir. Qui est Anne aux longs cils ? C’est une manière de sylphe insaisissable, je dirais, vivant au cœur aussi bien de l’harmonie des saisons que de l’équilibre écologique en Quisqueya la belle. Incarnée dans le compose qui à son retour du pays, ne la voyant pas, avait été à Jérémie dévastée à sa recherche, elle le rend, par ce fait, à même de connaitre, dans un compte rendu détaillés des mois qui précédèrent le terrible cataclysme, les dérèglements saisonniers annonciateurs de celui-ci. Un petit coup d’œil curieux à notre digne compagnon, le manuel : « Le dit d’Anne aux longs cils, nous disent Raphael Berrou et Pradel Pompilus, est un conte allégorique qui figure les phases du bonheur et du malheur en terre haïtienne au long des saisons et des mois. » Lecture moins réussie cette fois-ci, me semble-t-il, et plus que contestable, c’est évident. Car si tel s’avère le cas, pourquoi cet usage fait par l’auteur du passé simple (du passé défini) alors ? À mon avis, un peu trop pressés comme critiques, et la matière étant par ailleurs revêche, ils ont raté aussi bien la structure du texte, écrit comme en flashback, si je puis dire, que cette phrase magnifique, calembouresque de toute évidence, qui, à mon sens, dévoile tout : « Le cyclone fut Hazel, mais les hommes furent à dents, à griffes, à crocs, charognards. Des centaines de mille furent condamnés à mort. » En lisant ce conte, je vous prie, efforcez-vous, très cher, de faire montre de plus de minutie. C’est plus qu’Indispensable ! Et nous en reparlerons.</p>

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		<title>Qui a dit Marasa d&#8217;A20?</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 20:12:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<address style="text-align: right;"><a href="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2011/06/marasa.jpg"><img class="size-full wp-image-294 alignleft" title="marasa" src="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2011/06/marasa.jpg" alt="" width="188" height="300" /></a><span style="color: #333399;"> </span></address>
<p>Ah! <em>Marasa</em> d&#8217;A20, quel livre!&#8230; Je le dépose, le reprends, relis pour la n-ième fois la phrase finale: “<em>Demain c’était dimanche. Il ne me restait plus que l’idée de l’autre femme qui viendrait. Etais-je sûr d’avoir les réponses de son corps?</em>” et je demeure rêveur! Mon premier réflexe quand j’aime beaucoup un livre &#8211; réflexe enfantin, j&#8217;en conviens- c’est de m&#8217;assurer si mon enthousiasme est partagé par d’autres lecteurs, et surtout si les mots précis dont ils font usage pour le traduire, rencontrant par quelque côté et heureusement les miens, ont la vertu donc de me justifier. Aussi vais-je directement sur Google et tape résolument Marasa/A20. Ce qui remonte? Pas grand chose et, tout comme pour <em>Le vin d’une prose d’écolier</em> de Paul Harry Laurent, une semaine plus tôt, me voilà complètement déboussolé. Un tantinet amer: Mâtin! Aurait-on laissé passer ça, sans le saluer! Avec les honneurs qu’il mérite! Avec les bans dus à son rang! À quoi donc s’occupe vraiment notre critique littéraire? Et je me suis souvenu qu’il s’agit quand même de notre douloureuse et étonnante Haïti. Que tout ce qui s’écrivait, par ailleurs, n’arrivait pas forcément sur le net. Et je me suis promis de m’enquérir de ça. De m’en enquérir sérieusement afin de vous en parler. De vous en rendre soigneusement compte. Obnubilé, je prends mon téléphone et j&#8217;appelle sur le champ A20. Pour le féliciter un peu tardivement, je l&#8217;avoue, de ce magnifique produit, mais aussi dans le but de lui demander, ce qui l&#8217;a quelque peu surpris, j&#8217;imagine, de m&#8217;accorder une interview à son sujet. Fait qu&#8217;il a heureusement accueilli (Hum!.. Adye frè!&#8230; Ça va barder bientôt de ce côté, je vous le garantis!). Dans l’intervalle, et pour ne pas démordre, comme on dit, que faire? Préparer le terrain? Permettez-moi alors de partager avec vous,  sous la forme d&#8217;une recension simple sans plus, mes notes sur ce beau et authentique livre!</p>
<p><em><strong>La trame ou les trames du livre.</strong></em></p>
<p>Le roman est construit sur l’alternance continuelle de deux plans. Lesquels mettent en action deux personnages distincts? Non, assurément le même protagoniste: les deux sont des intellectuels vivant aux États-Unis, les deux sont originaires de la province (de l’Artibonite plus précisément). Les deux semblent traîner un mal de vivre incurable. Insupportable. Ils sont tous deux en visite à Port-au-Prince et ce, peu après la tragédie du World Trade Center. En outre, ils se plaisent tous deux à faire constamment référence à un même personnage avisé, sorte d&#8217;augure familier, tenu hors champ, pour ainsi dire, et non circonstancié: Marie Louise. Donc, pas de doute, à nos yeux, les deux sont le même homme, le même égotiste héros. Le premier plan (en caractère romain) prend place dans une chambre d&#8217;hôtel de la ville, un jour de samedi : le héros, à qui il ne reste qu’un jour à passer, se trouve en compagnie d’une personne assez spéciale: une prostituée dotée d’une lucidité enviable, d&#8217;une pénétration  sans pareille du cœur humain, et qui, en lieu et place du plaisir monnayé attendu d&#8217;elle, entreprend étonnamment de dresser de sa personne un portrait psychologique vrai et sans flatterie. Le temps utilisé: le temps passé.</p>
<p>Que fait-il dans cet hôtel d’abord et en compagnie de cette prostituée surtout, se demande-t-on[après coup]? Nous ne le savons pas trop. À en croire la prostituée (p.76) il y aurait eu rendez-vous avec une femme qui l’avait tout bonnement plaqué: “<em>le souvenir d’un soir où tu étais plaqué dans une chambre d’hôtel par une autre femme</em>”…. Mais tout laisse croire, en fait, qu’il n&#8217;est peut-être là que dans l’attente d’une autre femme. Ce qu’il déclare, en tout cas, à la fin du livre(p220).</p>
<p>Et en compagnie de cette prostituée, surtout? Là, non plus, rien ne semble évident. Il laisse croire (p.83) qu’elle lui a été envoyée par ses amis Deddy et Luc: <em>n’était-ce pas un piège que Deddy et Luc m’avaient tendu en me l’envoyant</em>?” Alors qu’au tout début du livre on aurait pu croire qu’il était présent lors de son engagement: p.15…<em>&#8220;Quand Luc a touché son pénil, j’étais visiblement perturbé</em>…&#8221;. D&#8217;autres circonstances pointent encore pour le même fait: p.213. <em>&#8220;Il y a eu toi et une femme qu’on t’a amenée généreusement dans ta chambre.</em>&#8221;</p>
<p>Contradictions ou non, palinodies ou non, l’essentiel est qu’il s’y trouve un peu naïvement intimidé se demandant s’il va finir  ou non par faire l’amour à cette femme, laquelle ne lui cache point qu’il n’est nullement son type d’homme. Qu&#8217;il n&#8217;a point réponses aux questions de son corps. Il est bronchitique. Mal dans sa peau. Atteint de complexe d&#8217;infériorité. Plus tête que corps, j’oserais dire et à l’envers de l’érotisme, toute la relation va consister en un interminable dialogue marqué au sceau de la franchise et ayant pour objet le corps, ses exigences et ses langages.</p>

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		<title>Une gifle à notre patrimoine littéraire!</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 21:01:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Paru le 29 avril 2011 dans la rubrique Saturday Profile du New York Times, et signé Randal C. Archibold , un article n’a laissé , je l’avoue, de me chiffonner. Il porte sur l’écrivain et peintre bien connu Frankétienne et &#8230; <a href="http://www.narcisseenvol.com/2011/05/une-gifle-a-notre-patrimoine-litteraire/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2011/05/franketienne1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-101" title="Franketienne" src="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2011/05/franketienne1-199x300.jpg" alt="Frankétienne" width="199" height="300" /></a>Paru le 29 avril 2011 dans la rubrique <em>Saturday Profile</em> du <a href="http://www.nytimes.com/2011/04/30/world/americas/30haiti.html?_r=1&amp;scp=1&amp;sq=franketienne&amp;st=cse" target="_blank">New York Times</a>, et signé Randal C. Archibold , un article n’a laissé , je l’avoue, de me chiffonner. Il porte sur l’écrivain et peintre bien connu Frankétienne et s’intitule &#8220;<a href="http://www.nytimes.com/2011/04/30/world/americas/30haiti.html?_r=1&amp;scp=1&amp;sq=franketienne&amp;st=cse" target="_blank">A Prolific Father of Haitian Letters, Busier Than Ever</a>&#8220;. L’avez-vous lu? Frankétienne s’y est vu consacré, et rien d’autre, que le père de nos lettres. De notre littérature. Je plaisante, me dites-vous? Mettons de côté le titre que je n’aurais nullement eu la malice ou le culot d’inventer, lisez donc par vous-même: &#8220;The earthquake that wrecked this country in January 2010? It was foreseen, said Frankétienne, the man known as the father of Haitian letters, in his play “The Trap.” &#8221; Connu par qui? Où? Et depuis quand, je vous le demande?</p>
<p>Encore que ce n’aurait pas été tout à fait exact (René Depestre est vivant, Anthony Phelps est vivant), laissez-moi ouvrir un dictionnaire d’anglais pour voir si le terme “father” appliqué ici à l’écrivain Frankétienne comporte aussi, et par glissement de sens, l’acception de doyen. Mais il n’en est rien, me semble-t-il. Je suis donc forcé de me rendre à l’évidence. Ce que signifie Archibold est bien ce que je lis. Ce que, en toutes lettres, vous avez lu. Frankétienne est le père de nos lettres. De la littérature née sur notre sol. Sur le sol d’Haiti Thomas. Père autrement dit le géniteur, le fondateur, celui à partir duquel on commence à prendre date, à compter pour de bon. À compter sérieusement. Ah! Et Roumain donc alors! Et Alexis donc! Et Dorsinville ! et Marie Chauvet! Marcelin et Hibbert! Et Depestre! Et Vilaire! Et Phelps! Et Philoctête! Et Durand! Et Ardouin, ceux-là donc, dois-je bien comprendre, ceux-là donc ne comptaient point! Aucunement!</p>
<p>Fanatisme! Ai-je pensé au prime abord. Mais le fanatisme peut-il produire ça? Aussi enthousiaste que l’on puisse être aujourd’hui de l’oeuvre de Paul Auster, imaginez un critique qui, dans l’oubli d’un Melville, d’une Edith Wharton, d’un Scott Fitzgerald, d’un Faulkner, d’un Hemigway, d’un Dos Passos, d’un Steinbeck s’arrogerait innocemment de faire débuter toute l’histoire des lettres américaines de sa seule oeuvre. Ou, en France, de Claude Simon ou d’Hervé Guibert. Mis illico et rageusement au pilori, il en aurait certainement pris pour ses galons et son grade ! Se verrait unanimement crier, et à juste titre, Ô scandale! Ô diffamation ! Ô vandalisme! Ô incompétence! Et encore j’ai bien dit un critique, ce qui suppose lecture assidue et appréciation argumentée d’une oeuvre. Randall C Archibold visiblement n’a point lu Frankétienne. Rien dans son texte ne le laisse croire, en tout cas. Qu’est qui explique donc ça alors? Son attribution arbitraire et en toute quiétude de la paternité de nos lettres à cet écrivain? L’ignorance pure me direz-vous. Mais compensée par un solide bon sens, l’ignorance pure sait se taire, que je sache. Non. Les stéréotypes plutôt, serais-je enclin à croire. Oui, les stéréotypes, monsieur! Les clichés. Les prejugés. Les inductions. Petit pays, le plus pauvre de l’hémisphère Sud, doté d’un taux d’analphabétisme des plus cruciaux et alarmants, Haiti ne saurait avoir de lettres que mineures. Que balbutiements. Qu’individuellement circonscrites. Et, pourquoi pas (compte tenu des noirceurs qui, sur notre passé de peuple, ne laissent de planer librement) que de date forcément récente.Voilà le mécanisme qui explique comment, d’une existence ignorée, insoupçonnée tout à fait par Archibold &#8212; qui aurait pu fréquenter l’oeuvre de Roumain ou d’Alexis par exemple et s&#8217;arrogerait de croire tenir là une oeuvre mineure, pré-fondation!&#8211; oui, voilà pourquoi, disais-je, les ténors d’une longue histoire des lettres, les champions talentueux (Oh oui! talentueux, croyez-moi, et combien!) de causes aujourd’hui oubliées sans doute, se sont vus étrangement occultés par lui. Hé oui!</p>
<p>Voyez bien la stratégie utilisée dans son article. Randall C. Archibold a ses certitudes. Mais, même en ce qui a trait à Haiti, la déontologie du métier ne lui fait pas moins l’obligation de se couvrir, de s’assurer prudemment les arrières. Aussi, pour étayer ses affirmations, va-t-il faire appel à l’institution. Aux autorités établies, consacrées: Jean Jonassaint de l’Université de Syracuse et Edwidge Danticat, romancière prolifique et d’une réputation assise. Ces derniers que lui disent-ils précisément? Jean Jonassaint: “He is not only a major Haitian writer, he is probably the major Haitian writer, forever,” said Jean Jonassaint, a Haitian literature scholar at Syracuse University.&#8221; <em>(continuer p 2)</em></p>

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		<title>Autour de la disparition de Jacques Stephen Alexis</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Apr 2011 04:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[J-P Richard Narcisse]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[-I- Les mythes  qui, depuis plus d&#8217;un demi-siècle déjà, ne laissent d&#8217;entourer, et de façon persistante, la disparition de Jacques Stephen Alexis, Georges, semblent, c&#8217;est évident, avoir pris de sérieux coups ces temps derniers. Depuis  la parution, en tout cas, &#8230; <a href="http://www.narcisseenvol.com/2011/04/autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_50" style="width: 220px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2011/04/pic_4710.jpg"><img class="size-medium wp-image-50" title="Jacques Stephen Alexis" alt="Jacques Stephen Alexis" src="http://www.narcisseenvol.com/wp-content/uploads/2011/04/pic_4710-210x300.jpg" width="210" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Jacques Stephen Alexis</p></div>
<p style="text-align: center;"><strong>-I-</strong></p>
<p>Les mythes  qui, depuis plus d&#8217;un demi-siècle déjà, ne laissent d&#8217;entourer, et de façon persistante, la disparition de Jacques Stephen Alexis, Georges, semblent, c&#8217;est évident, avoir pris de sérieux coups ces temps derniers.</p>
<p>Depuis  la parution, en tout cas, de ces deux livres admirables et appelés incontestablement à faire date que sont <em>La passe du vent</em> d’Eric Sarner (1994) et  <em>Le prix du sang</em> de Bernard Diederich (2005)</p>
<p>Ces mythes sont essentiellement au nombre de deux (J&#8217;entends les plus immobilisants, quoi! Ceux qui ont la vertu de nous retenir au seuil de cette histoire, de nous en soustraire, par conséquent, de toute vue réelle, de toute curiosité plus avant des tenants comme des aboutissants) :</p>
<p>D’abord, que son retour tragique de Cuba, au mois d&#8217;avril 1961, cause incontestable de sa mort, n’était rien d’autre qu’une aventure armée.</p>
<p>Ensuite, qu’il a trouvé la mort dans le Nord-Ouest, si ce n&#8217;est précisément au Môle Saint-Nicolas, localité dans laquelle ou à proximité de laquelle  ses quatre compagnons et lui avaient témérairement débarqué.</p>
<p>Partagés par un grand nombre, sinon par tous, ces mythes se retrouvent fixés dans ces récits suivants glanés par moi, au hasard:</p>
<p>&#8220;Il se hasarda à débarquer dans  le Nord-Ouest sous le gouvernement de Duvalier. Il y trouva la mort.&#8221; (Pradel Pompilus et F. Raphael Berrou, <em>Histoire de la littérature</em>, t.3. p590)</p>
<p>&#8220;(…) En avril 1961, Jacques-Stephen Alexis débarqua dans le Nord-Ouest avec quelques compagnons d’un vieux rafiot qui arrivait de Cuba. Il avait choisi l’aventure des armes pour renverser la dictature. (…) on ne mit pas le temps pour arrêter Jacques-Stéphen Alexis sur lequel on trouva une somme d’environ quinze mille dollars. C’était la maigre fortune avec laquelle il comptait financer sa révolution, il s’agissait de toutes ses économies, du montant des avances qu’il avait encaissées sur ses droits d’auteur.<span id="more-45"></span></p>
<p>Jacques Stephen Alexis fut capturé au lieu-dit Chansolme, le 22 avril 1961, le jour même de ses 39 ans. Duvalier ordonna alors aux officiers Jean Beauboeuf et Sony Borges ainsi qu’à un dénommé Clairsaint, détective des recherches criminelles de Port-au-Prince de le lui ramener au Palais. Ces derniers revinrent bredouilles en prétendant qu’ils étaient arrivés trop tard pour sauver la vie du prisonnier que les miliciens avaient déjà torturé à mort et enterré.&#8221; (Charles Dupuy, <em>Le coin de l’Histoire</em>,  t.1, p.39)</p>
<p>Ou encore, dans cet article du site <em>Fordi9</em> de Patrick Lemoine, site consacré, on le sait, aux victimes des vingt neuf ans de règne infécond et sanglant des Duvalier :</p>
<p>&#8220;Alexis, Jacques Stephen: Doctor, poet, writer, activist, spent time in jail, expelled out of Haiti, came back clandestinely and tried to infiltrate the masses, but got killed in the Nord-West. Great- grandson of J.J. Dessalines, one of the founders of the nation. Compère Général Soleil.&#8221;</p>
<p>Ces mythes, d’où proviennent-ils ? Ainsi que l’affirme hautement Urchain (Rassoul Labuchin ?),  l’un des informateurs-clé de Sarner, ne s’agit-il, en fait, que de mensonges du régime entretenus depuis ?</p>
<p>En ce qui a trait au motif du débarquement, on ne saurait le nier. Mensonge bien utile, dans un contexte dominé par la guerre froide, à une stratégie d’obtention d’aide de la part d&#8217;un gouvernement américain obsédé par le communisme, <sup>[<a href="#autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-1" class="footnoted" id="to-autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-1">1</a>]</sup> et qu’à défaut d’informations concrètes, semblent accréditer toutes les apparences : Ils viennent de Cuba socialiste, Alexis est chef d’un parti d’obédience marxiste (le PEP, Parti d&#8217;Entente Populaire), la guérilla est à l’ordre du jour.</p>
<p>Mais en ce qui a trait à la mort survenue sur les lieux mêmes, on demeure plutôt perplexe. Car du côté du pouvoir, un voile résistant de silence a toujours entouré de façon opiniâtre le sort brutal des prisonniers. Ce qui n&#8217;est pas sans expliquer, d’ailleurs, l’extrême longévité d’une campagne internationale assidue en vue de l’élargissement de Jacques Stephen Alexis, gloire littéraire montante et acclamée de partout (durant toute l’année 1961 et une partie de 1962, nous affirme Diederich). Rumeur donc? Rumeur suggérée ou non démentie car s’avérant plus qu&#8217;utile ?</p>
<p>La vérité selon Sarner et Diederich, quelle est-elle ?</p>
<p>Que leur arrivée dans le voisinage du Môle ne procède en fait  que d&#8217;un pur et déplorable accident <sup>[<a href="#autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-2" class="footnoted" id="to-autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-2">2</a>]</sup>. Qu’en réalité, ils voulaient accoster aux environs de la ville des Gonaïves, terrain plus familier à  Jaques S. Alexis, car son berceau natal</p>
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<![endif]-->Le but? Il pensait pouvoir se glisser clandestinement dans le pays et réorganiser son parti qui avait subi les coups de la répression au cours de la grève des étudiants,<sup>[<a href="#autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-3" class="footnoted" id="to-autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-3">3</a>]</sup> nous dit Diederich. C’est le même motif  que nous propose l’un des informateurs de Sarner, déjà cité, Urchain (Rassoul Labuchin) ancien compagnon et membre du parti fondé par Jacques Stephen Alexis (le PEP) : &#8220;(…) Jacques rentrait au pays pour mieux structurer le Parti. Pour continuer à combattre aux côtés des siens, pour rejoindre Andrée (Andrée Roumer, sa seconde femme). Pour nier l’exil. &#8220;</p>
<p>Pour mieux structurer le Parti, donc, avez-vous lu, et non pour se livrer à une quelconque lutte armée, une quelconque guérilla au sein de la paysannerie!</p>

<ol class="footnotes">
	<li class="footnote" id="autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-1"><strong><sup>[1]</sup></strong> Que professera ouvertement Joseph Baguidy, ministre, à l’époque, des Affaires étrangères de Duvalier, à l’adresse de l’ambassade américaine d’Haiti. <a class="note-return" href="#to-autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-1">&#x21A9;</a></li>
	<li class="footnote" id="autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-2"><strong><sup>[2]</sup></strong> Selon ce que déclare à titre hypothétique l&#8217;informateur de Sarner, elle proviendrait d’une erreur due à la forte ressemblance entre La Plateforme, lieu où il situe ce fameux débarquement, et le môle Napierre(baie de Grand Pierre?) à proximité des Gonaives. Selon Diederich, lui-même, d’un empressement de l’équipage de la vedette cubaine à regagner Cuba où se déroulent  à ce moment les épisodes de l’invasion de la Baie des Cochons. <a class="note-return" href="#to-autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-2">&#x21A9;</a></li>
	<li class="footnote" id="autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-3"><strong><sup>[3]</sup></strong>  La grève des étudiants : en septembre 1960 vingt étudiants sont arrêtés sous prétexte d’activités communistes dont le trésorier de l’U.N.E.H (union nationale des étudiants haïtiens), Joseph Roney. Le lundi 21 novembre 1960, en vue d’obtenir la libération des étudiants emprisonnés, l’U.N.E.H déclare la grève générale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Qui ne va pas tarder, en fait, à voir toutes les organisations étudiantes, de toutes tendances, de tout niveau, secondaire et universitaire, privée ou publique s’associer à ce mouvement et réclamer ouvertement le départ de Duvalier. Cette Grève qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Officiellement va durer jusqu’au 16 mars et <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>se déroulera<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur fond de loi martiale et le couvre-feu décrétés par le gouvernement, finira par la mise en coupe réglée des associations de jeunesse et de l’église dont beaucoup de prêtres accusés d’encourager la grève des étudiants, seront expulsés du pays. <a class="note-return" href="#to-autour-de-la-disparition-de-jacques-stephen-alexis-n-3">&#x21A9;</a></li></ol>
]]></content:encoded>
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